Immigration, manifestation et violences policières aux Etats-Unis
Le 1er mai, jour de la fête du travail, est fêté dans bon nombre de pays à travers le monde, y compris aux Etats-Unis où c’est également l’occasion pour de nombreux immigrants clandestins de protester contre la politique anti-immigration américaine.
Déjà l’année dernière, près de 10 millions de personnes étaient descendues dans les rues de plus de 200 villes états-uniennes. La mobilisation se faisait autour du slogan « A Day Without Immigrants », pour protester contre la politique d’immigration américaine.
Un article de Jonh Ross explique très clairement la loi HB 4437 votée par le Sénat en novembre 2004, et les conséquences qu’elle aurait pu avoir. Ce texte de loi, qui a finalement été “enterré”, aurait certes légalisé de nombreux immigrés, mais aurait également criminalisé les 12 millions de travailleurs clandestins, ainsi que ceux qui leur viennent en aide.
Ainsi, cette année encore, la participation a été importante, même si nettement moins impressionnante que l’année dernière, notamment du fait des craintes des immigrés clandestins vis-à-vis des opérations policières. On parle d’environ 200 000 manifestants à travers tout le pays. Les quelques articles que l’on peut lire à ce sujet ne parlent peu, voire pas du tout, des violences qui ont suivi la manifestation à Los Angeles. Mais les journalistes présents sur les lieux avec leurs caméras ont pu être les témoins de ce qui se doit d’être appelé de l’abus d’autorité.
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Après la manifestation, un rassemblement était prévu dans le parc MacArthur dans le centre de Los Angeles. La police a donné l’ordre aux manifestants de se disperser. A ce moment là, d’après certains témoins, un petit groupe de personnes a commencé à jeter des objets aux forces de police qui ont réprimé la foule, frappant femmes et enfants, tout comme les journalistes qui ont été également violenté et qui ont été dans l’incapacité de faire leur travail correctement. Ces violences policières ont fait quelques dizaines de blessés.
Par la suite, le chef de la police de Los Angeles, William J. Bratton, a promis de faire la lumière sur toute cette triste affaire, essayant de déterminer « si l’usage de la force était approprié », tout en soulignant qu’une « large majorité de ceux qui étaient [dans le Parc MacArthur] avaient un comportement approprié ».
Histoire à suivre. Dommage en tout cas que ce plus que probable dérapage de la police n’ait pas été davantage repris dans les médias de ce côté-ci de l’Atlantique…






















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